• Michel Chlastacz

Un réseau écossais « décarboné » à l’horizon 2045


D’ici 2045 la traction diesel classique disparaîtra de ScotRail, le réseau ferré écossais. Un réseau de 2776 km qui dessert 430 gares, mais dont aujourd’hui seulement 29% est électrifié*.

Cette électrification recouvre essentiellement l’ensemble de la « Ceinture centrale », les lignes denses du centre-sud de la région qui s’accrochent autour de l’axe Édimbourg-Glasgow, plus les deux grandes artères qui mènent à Londres depuis Glasgow et Édimbourg. ECML (East Coast Main Line) et WCML (West Coast Main Line).

En 2019, le gouvernement écossais a lancé un plan de « décarbonation » du rail qui vise à obtenir un secteur ferroviaire à zéro émissions CO2 d’ici à 2045.

Première partie du plan, le quasi-doublement des kilométrages électrifiés avec, principalement, l’équipement de l’ensemble du « quadrilatère » des Highlands (Édimbourg-Dundee-Aberdeen-Inverness-Perth-Édimbourg) et de l’« itinéraire bis » WCML de Glasgow à Carlisle.

Pour les axes de l’ouest des Highlands et de l’extrême nord du pays, des systèmes de tractions alternatives à hydrogène et surtout à batteries sont envisagées avec le remplacement total du diésel classique dès 2035.

Alors que pour les grandes lignes les rames hybrides électro-diesel comme les nouvelles Azuma Hitachi (photo) continueront à être utilisées parallèlement à l’avancement des électrifications ...

* Le mode électrique regroupe toutefois 76% du trafic voyageurs et 45% du trafic fret.