• Jean-François Bélanger

Les transports publics en panne dans les villes françaises


Du 17 juin au 7 juillet, l’application leader des solutions de mobilités, Moovit, a enquêté pour connaître l’évolution des comportements de déplacements dans les villes françaises avant et après le confinement. Livrés fin juillet, les résultats sont sans appel : baisse importante des transports en commun, avec peu d’espoir de normalisation dans les six prochains mois.

L’étude se base sur un échantillon aléatoire de plusieurs milliers d’utilisateurs dans cinq agglomérations françaises : Paris, Lyon, Marseille, Nice et Toulouse.

En matière de déplacements urbains, c’est la marche à pied qui enregistre la plus forte progression. Sa pratique a presque doublé à Paris ( 77%) et est en très forte progression à Toulouse (+60%).

De 18 à 33% des sondés de Lyon, Nice et Paris ont déclaré privilégier les déplacements en vélo ou trottinette parce qu’ils se sentent davantage en sécurité. A contrario, à Marseille, ils ne sont que 9% de cet avis.

Quant à la voiture individuelle, ils déclarent l’utiliser davantage à Paris et Marseille, souvent parce qu’ils s’y sentent plus en sécurité, contrairement à Lyon, Nice et Toulouse.

Enfin, les transports en commun restent les grands perdants de cette période. Leur fréquentation a connu une forte baisse de 24% à Lyon, de 22% à Marseille, de 19% à Paris, de 18% à Nice et de 14% à Toulouse.

Pas de rebond en vue

Dans les six prochains mois, la situation ne devrait évoluer que très lentement. Selon les déclarations des interviewés, la fréquentation devrait se situer en baisse de 18% à Lyon, de 16% à Marseille, de 10% à Nice et Toulouse et de 6% à Paris.

Les personnes interrogées à Paris et Marseille préfèreront utiliser leur voiture personnelle. C’est le respect de la distanciation sociale qui semblerait encourager le plus le retour à la normale en ce qui concerne les transports en commun, avec un renforcement des fréquences et des informations envoyées à l’avance sur les véhicules bondés.

Les sondés éviteraient ainsi des attentes et des attroupements aux arrêts. 25% aimeraient même réserver leur place à l’avance !