• Michel Chlastacz

Réactiver les lignes transversales ou le défi Railcoop

Après le projet de relance de Bordeaux-Lyon* prévu au service d’été 2022 (voir Mobilités Magazine n° 38/juin 2020), la coopérative ferroviaire Railcoop élargit ses ambitions.

Lors de son audition par l’Autorité de Régulation des Transports fin juin 2020, outre des précisions sur l’offre prévue pour Bordeaux-Lyon*, Railcoop veut exploiter Rennes-Toulouse et Thionville-Lyon, deux itinéraires transversaux abandonnés par la SNCF ou remplacés localement par des TER et, côté grandes relations, par des TGV « inter-secteurs » qui transitent via Roissy ou Massy-Palaiseau.

Le premier service est proposé au rythme de deux allers-retours quotidiens via Le Mans, Château-du-Loir-Tours, Poitiers et Limoges (813 km et 10 arrêts intermédiaires et, au mieux, 8 heures 06).

Le second serait un aller-retour quotidien via Nancy, Culmont-Chalindrey et Dijon (510 km et huit arrêts intermédiaires effectués en 5 heures 03 au mieux).

* Trois allers-retours journaliers dont un nocturne via Limoges, Guéret Montluçon et Gannat et 9 arrêts intermédiaires. Au total 626 km en 6 heures 24 au mieux, une meilleure performance que celle des turbotrains. Pour le train de nuit un « itinéraire-bis » est prévu en cas de travaux via Aurillac (687km avec 11 arrêts en près de 7 heures au mieux. Soit moins que l’offre Flixbus en 8 heures 10). Trajets assurés par des rames Coradia Liner Alstom en composition de six caisses (200 places).