• Michel Chlastacz

L’État et Centre Val de Loire financent la modernisation de quatre petites lignes


Le 8 juillet 2020 à Orléans, François Bonneau, et Pierre Pouëssel, respectivement président et préfet de la région Centre-Val de Loire, ont signé l’avenant financier au CPER 2015-2020 qui acte l’accord conclu en mars 2020 pour la sauvegarde et la modernisation de cinq « lignes ferroviaires du quotidien » avec la reprise par la région de la gestion des infrastructures de certaines de ces lignes.

Accord érigé en modèle d’application du Rapport Philizot par Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports (voir Mobilités Magazine n°36, avril 2020).

Les clés de financement de l’ensemble (193,3 M€) reflètent cette orientation. Centre-Val de Loire prend en charge la quasi-totalité des investissements de régénération-modernisation des lignes Salbris-Valençay (3,33 M€), Tours-Chinon (20,98 M€) et Tours-Loches (40 M€).

Et elle finance la majorité de ces opérations pour Chartres-Courtalain (56,3%) et sur la partie régionale de Paris-Châteaudun-Tours (59,5%).

Tout cela au prix de l’étalement ou du report d’autres projets même sur d’autres petites lignes, puisque la poursuite de la réouverture Chartres-Orléans est reporté à un lointain avenir, alors que le montant des travaux de modernisation préalables à la réouverture aux voyageurs d’Orléans-Châteauneuf-sur-Loire passent de 40 à 8,77 M€.

Au profit notamment de la remise à niveau de Bourges-Montluçon (35 M€ au lieu de 5,5 M € ). Une ligne d’importance nationale...