• Jean-François Belanger

Feu vert gouvernemental pour la LNPCA


La préfecture et la Région Sud-Provence-Alpes-Côte-d’Azur viennent d’annoncer conjointement l’accord du Secrétaire d’Etat aux Transports intervenu le 1er juillet 2020, confirmant la poursuite du processus d’études de la Ligne Nouvelle Provence-Alpes-Côte-d’Azur (LNPCA). Il ne reste plus qu’à boucler son financement.

A l’occasion de l’inauguration du centre de maintenance TER à Marseille, Renaud Muselier, président de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, s’impatientait en l’attente d’un accord gouvernemental pour la poursuite du projet de la LNPCA, pourtant retenu par le Conseil d’Orientation des Infrastructures (rapport Duron) de l’année dernière.

Une semaine après, Jean-Baptiste Djebbari vient de lui livrer une réponse, ou tout au moins de « confirmer la poursuite des grandes étapes des phases 1 et 2, en accord avec le calendrier annoncé et la continuité des études pour les phases 3 et 4 ».

Un protocole qui devrait déboucher sur une enquête d’utilité publique, dès l’année prochaine, ceci en vue d’une Déclaration d’Utilité Publique indispensable pour un tel projet.

Car ce chantier ferroviaire est présenté comme le plus important du XXIème siècle pour la région. Rappelons que la phase 1 concerne la réalisation de la gare TGV de Nice-Aéroport, avec notamment 4 voies à quai, la navette toulonnaise… Quant à la phase 2, il s’agit des aménagements entre Cannes et Nice, de la navette azuréenne, de la traversée ferroviaire souterraine de Marseille…

Une société de financement pilotée par l’Etat

Pierre Dartout, préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, n’a pas manqué de saluer très opportunément en cette date, « un aménagement et une mobilité durables, écologiques et solidaires dans l’arc méditerranéen entre l’Espagne, la France et l’Italie ».

Quant à Renaud Muselier, après avoir demandé la mobilisation des équipes de SNCF Réseau, il met rapidement l’accent sur le financement : « nous attendons la création d’une mission de financement par l’Etat qui pourrait prendre la forme d’une société de projet dédiée, permettant de fixer les modalités de financement ». Après, il sera toujours temps de parler des phases 3 et 4.