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  • Michel Chlastacz

TDIE et les enjeux de transports limités des élections municipales


Des enjeux limités du côté des projets de transports pour des élections municipales 2020 elles-mêmes chamboulées, du côté de l’actualité politico-sanitaire, cette fois...

C’est ce qu’on pourrait retenir du point de presse réuni le 12 juin 2020 par l’association TDIE (Transports-Développement-Inter-modalité-Environnement). Des pistes de réflexion qui sont proposées à peine plus de deux semaines avant un second tour qui donne l’impression d’être organisé dans la hâte, afin sans doute de ne pas avoir à invalider un premier tour qui s’était déjà déroulé dans des conditions inhabituelles.

Reste toutefois, en dépit de « la place grandissante prise par les thèmes de mobilités », comme le constate l’étude de TDIE, que l’analyse des questions transports abordés par les candidats dans 26 villes et agglomérations différentes* donne une curieuse impression d’immobilisme en ce qui concerne le développement du transport public.

Ainsi l’analyse de TDIE constate par exemple que « la question des infrastructures n’est plus prioritaire, qu’il s’agisse de construire de novelles rocades routières ou de prévoir de nouvelles lignes de transports en commun lourdes ».

Une réalité liée aux fortes contraintes budgétaires, « que la crise sanitaire et ses suites économiques ne feront que renforcer », estime le document.

Pendant ce temps, les questions des « nouvelles mobilités » en général, et celles du vélo et des nouveaux services (trottinettes, etc.) sont largement développées dans les différents programmes. À tel point que pour 18 listes étudiées, les infrastructures liées au vélo sont les seules proposées !

Ce qui laisse dubitatif quant à la vision d’avenir du transport public. Car même si l’apport des mobilités dites « douces » est intéressant, leur rôle ne peut toutefois être structurant en comparaison de la consistance générale de l’offre de transport collectif dans l’organisation des déplacements urbains.