• Jean-François Belanger

SNCF Réseau n’a pas convaincu les sénateurs


Auditionné depuis la première fois devant le Sénat depuis son entrée en fonction, Luc Lallemand, président de SNCF Réseau, n’a pas pu apporter de réponses aux sénateurs de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable sur de nombreux points, en particulier pour ce qui est de la sauvegarde des petites lignes, de l’indépendance de l’institution dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, de l’avenir des trains de nuit…

Après le plan de relance de l’aviation, de l’automobile… celui du ferroviaire n’est toujours pas daté. Et l’actualisation du contrat de performance entre SNCF Réseau et l’État, qui doit justement déterminer la trajectoire financière du gestionnaire d’infrastructure, est une nouvelle fois retardée.

Dans ce contexte, Luc Lallemand s’est retrouvé sans grand-chose à dire. Concernant l’avenir des fameuses lignes classées 7 à 9, celles qui sont les moins fréquentées sur les 50 000 kilomètres de voies (33 000 kilomètres de lignes) que compte le réseau ferré français, il a cependant indiqué qu’il allait engager des discussions avec les présidents de région pour statuer sur l’avenir, sans pour autant préciser si l’interlocuteur serait plutôt SNCF Réseau ou SNCF Voyageurs.

Egalement interrogé par un sénateur de l’Isère sur le retour des trains de nuit, plébiscités par plusieurs autres pays européens, et en particulier celui du Paris Briançon, Luc Lallemand n’a pas apporté les précisions attendues.

La Commission a également abordé le rôle de SNCF Réseau dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, un sujet discuté en parallèle avec le gouvernement.

« L’autonomie de SNCF Réseau par rapport à sa maison mère nous apparaît indispensable et, là aussi, nous avons des inquiétudes même si ce n’est pas vous qui en êtes responsable », a indiqué Hervé Maurey, son président, à l’adresse de Luc Lallemand.