• Jean-François Belanger

La reconquête TER de France lancée à Lyon


Pour faire retrouver le chemin de fer aux utilisateurs des TER, Franck Lacroix directeur général TER, vient de présenter à Lyon aux côtés de Laurent Wauquiez, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, une grande opération de reconquête, TER de France, assortie de nombreux avantages pour cet été.

C’était l’occasion ou jamais : cette année, 90% des Français qui vont partir en vacances cet été partiront dans l’Hexagone, contre 66% les autres années. Or, et c’est l’une des conséquences de la crise sanitaire dont le pays sort peu à peu, elle a éloigné les français des transports en commun et des TER, en particulier.

« Nous avons maintenu durant le confinement environ 2,5% de l’offre TER et aujourd’hui, alors qu’elle est quasiment revenue à la normale, nous observons une fréquentation de 25% par rapport à la normale », précise Franck Lacroix au niveau national.

« Au niveau régional, c’est 80% du trafic qui nous manque », ajoute Laurent Wauquiez. Préparé en un temps record, TER de France va relever le challenge de rendre de l’appétence du ferroviaire à la clientèle avec des offres inédites.

Par exemple, pour les jeunes de moins de 26 ans, qui représentent 40% de la clientèle TER, un abonnement mensuel valable sur l’ensemble du réseau TER de France, va être commercialisé pour les mois de juillet et d’août au tarif de 29€ par mois. De plus, 2 millions de billets TER seront disponibles à un tarif inférieur à 10€ pour des trajets hors Ile-de-France.

Les « Prix Ronds » en Auvergne-Rhône-Alpes

Des mesures qui seront complétées régionalement. Par exemple, en Auvergne-Rhône-Alpes, 28 sites touristiques emblématiques ont été identifiés, accessibles en porte à porte grâce aux dessertes TER. Pour les rejoindre, l’autorité organisatrice met en place 400 000 billets à « Prix Ronds » : 5€ pour des parcours inférieurs à 50 kilomètres, 10€ pour des parcours inférieurs à 100 kilomètres et 15€ pour des parcours inférieurs à 175 kilomètres.

Laurent Wauquiez en profite pour confirmer son attachement aux petites lignes dont l’avenir est incertain : « en quatre ans, nous avons investi 800 M€ sur le ferroviaire ; je me suis engagé à ne fermer aucune ligne », précise le président de la première région industrielle de France, la deuxième région touristique, également très attachée à la défense de son environnement et qui redoute par dessus tout le retour de la voiture individuelle.