• Michel Chlastacz

Rouler rapidement et tant pis pour l’environnement ?


« Face à la réapparition des embouteillages (après le confinement lié au Covid-19) les considérations environnementales ne sont plus une priorité pour la majorité des conducteurs (à 53% d’entre eux contre 39%) lorsqu’il s’agit de choisir un itinéraire ».

Donc, le principal c’est de pouvoir trouver la route qui garantit le voyage le plus rapide possible. Paradoxalement, 77% du public - ce sont souvent les mêmes personnes - s’inquiètent par ailleurs de l’impact environnemental... des embouteillages !

C’est la réponse abrupte à une enquête réalisée auprès de 9000 personnes en Europe, dont un millier en France, par le Kapsch Trafic Com Index.

Ce fournisseur de systèmes intelligents dans les domaines du péage, de la mobilité urbaine, de la sécurité et de la sureté du trafic routier et des véhicules connectés, en profite pour mettre en avant ses solutions. Comme ses outils de navigation et de recherche d’itinéraires.

Au-delà d’une sorte de schizophrénie sociale connue dans ce domaine comme dans d’autres, le « retour à la normale » après le confinement consistera-t-il à se retrouver dans la même situation qu’avant ? Et en pire, à cause d’une désaffection des transports publics générée par les peurs épidémiques suscitées.

Un risque déjà dénoncé par la FNAUT qui, dans un communiqué du 2 juin 2020, s’inquiète aussi du fait que, « privés de ressources financières des usagers et des entreprises (4 Mds€ pour les réseaux urbains et 3 Mds€ pour le ferroviaire), les transports publics sortent exsangues de la crise ».

Alors que l’aérien et l’automobile attendraient 20 Mds€ d’aides gouvernementales, la Fédération des Usagers met en avant ce « deux poids, deux mesures » en défaveur des transports publics.

Aussi, la FNAUT « attend avec impatience (à la fois) des mesures de soutien immédiates (compensation du Versement Mobilité et baisse du taux de TVA) et une sorte de Plan rail/climat concernant les transports urbains et régionaux (étoles ferroviaires) ».

Et, au niveau national, elle insiste sur la nécessité de relance de grands projets ferroviaires qui réduiraient la part de l’aérien. Comme la LGV Bordeaux-Toulouse et la transversale Bordeaux-Marseille-Nice).