• Michel Chlastacz

Un RER toulousain serait-il le « levier d’avenir » ?


Les promoteurs d’un RER toulousain regroupés dans l’association « Rallumons l’étoile » ne désarment pas. Selon leur analyse, « la grave crise économique et sociale » qui devrait suivre la pandémie du Covid-19 amènerait en priorité à « aménager l’existant », et une « réponse collective à la crise actuelle sans oublier la crise climatique ».

Si le retour à plus de voitures est exclu pour lui, le collectif pense que « l’alternative se situe à l’échelle de la grande agglomération toulousaine (ce qui) permettrait de reconfigurer les mobilités métropolitaines au quotidien ».

Dans ces conditions et à cette échelle, c’est l’offre type RER « avec des trains cadencés sur de larges pages horaires » qui se révèlerait la plus adaptée.

Économiquement aussi. Puisque « les difficultés des entreprises vont réduire le Versement Mobilité qui représente plus de la moitié des ressources de Tisseo (l’AO toulousaine] et que les finances de l’État et de la région seront plus contraintes ». Avec des conséquences sur la troisième ligne de métro de Toulouse et la LGV Bordeaux-Toulouse.

Aussi, l’association estime-t-elle qu’ « optimiser le réseau ferré existant dans une démarche pragmatique serait une excellente solution d’attente mais aussi d’avenir ».

Avec, en guise de première étape et pour un faible coût initial, une offre élargie de six heures à minuit et bénéficiant d’un cadencement serré sur l’axe diamétral nord-sud « passe-Toulouse » Montauba-Toulouse-Castelnaudary (105 km et 25 gares).