• Michel Chlastacz

Une féminisation (très) progressive des métiers du secteur


La Communauté européenne du rail (CER) et la Fédération européenne des Travailleurs du rail (ETF) ont mené en 2019 une enquête commune auprès de pas moins de 28 entreprises ferroviaires réparties dans 21 pays européens.

Il s’agissait d’analyser l’évolution de la part des femmes dans les métiers du secteur ferroviaire. Un monde du travail qui est resté très longtemps presque exclusivement masculin.

Ainsi, en 2018, la part des femmes dans les emplois ferroviaires en Europe atteignait 21,47% des effectifs salariés. Avec de fortes différences entre les réseaux et les pays. La Suède en tête avec 40,2% des effectifs, l’Autriche et le Luxembourg en queue de peloton avec 12,84% et 14,52%.

La France, avec ses 20,46%, reste ici dans la (petite) moyenne européenne. Dans une proportion stable alors que d’autres pays et d’autres réseaux évoluent rapidement. C’est le cas de l’Italie ou elle est passée de 15,3% en 2017 à 16,4% en 2018.

Si les femmes occupent en majorité des emplois administratifs et commerciaux, on constate que le taux de féminisation des emplois plus techniques augmente régulièrement, comme le montre la proportion de femmes chez les « roulants » (37,3% avec des pics de 49% et de 47,3% en Slovaquie et en Allemagne).

La conduite est toutefois le secteur qui reste encore le plus masculin, puisque les meilleurs taux de féminisation sont toujours faibles, avec 4,7% en Belgique et 3,8% en Suisse.