• Pierre Cossard

Geovelo : gérer les besoins des cyclistes


Avec le déconfinement en cours, les adeptes du vélo œuvrent pour que leur mode préféré soit considéré comme la (seule) solution alternative à des transports en commun qui redémarrent ou sont regardés avec suspicion d’un point de vue sanitaire.

Pour aider au développement de réseaux de pistes cyclables temporaires dans bon nombre d’agglomérations françaises, IFPEN et Géovélo mettent désormais à disposition des villes et des usagers une solution numérique pour optimiser ces changements. Car multiplier l’offre de pistes cyclables, c’est bien, le faire savoir aux intéressés, c’est mieux.

L’impact du fameux plan vélo qui a désormais court sera important, tant dans l’aménagement du territoire que dans les usages, ce qui nécessite un ensemble de mesures d’accompagnement dont des services numériques permettant :

- d’aider les villes dans la mise en place de ces modifications temporaires ou permanentes de l'infrastructure cyclable à travers la France.

- de faciliter et « sécuriser » les déplacements à vélo, pour inciter les usagers à prendre leur bicyclette sur leurs trajets domicile / travail.

La solution SmartCity de Géovélo permet, selon ses promoteurs, d’accompagner au mieux ces changements du réseau de pistes cyclables urbaines grâce à des cartographies de flux vélo dynamiques et centralisées.

Grâce à une mise à jour dynamique des calculs d’itinéraires, l’usager devrait pouvoir être guidé sur ces axes cyclables temporaires.

Quant à la ville, elle devrait pouvoir suivre quotidiennement, en temps réel, la fréquentation de ces pistes afin d’adapter le plan de circulation pour une meilleure cyclabilité.

Outre le calcul d’itinéraires, la solution Géovélo-IFPEN permet de qualifier l'infrastructure cyclable à l’aide du smartphone du cycliste. Les données recueillies à l’aide des capteurs du smartphone (accéléromètre, gyroscope, magnétomètre et micro) fournissent des informations complémentaires sur la qualité des routes et pistes cyclables (identification de zones à risque, type de revêtement, bruit, pente de la route, etc.).

Ces données sont ensuite cartographiées, modélisées et analysées. Le cycliste est informé des évolutions des pistes qu’il emprunte habituellement grâce à une connaissance des données de son historique.

L’ensemble des données anonymisées des utilisateurs sont ensuite agrégées afin d'obtenir une vision de l'usage du vélo à l'échelle de la ville.