• Pierre Cossard

Quand Michael Moore réfléchit à la transition énergétique


Lorsque la crise du Covid-19 prendra fin, viendra l’heure des comptes. Politiques certainement, mais aussi, et surtout, financiers, car la crise économique, qui s’annonce comme le principal résultat de la stratégie de confinement que nous vivons aujourd’hui, interroge déjà sur nos capacités à poursuivre les mêmes politiques qu’hier.

Et s’il est un domaine sur lequel devront être menées de réelles réflexions - les moins partisanes ou idéologiques possibles - c’est bien celui de la transition énergétique.

Est-il par exemple viable en France de vouloir pousser « quoi qu’il en coûte » le développement de l’électrique dans les transports, tout en fermant en même temps 14 centrales nucléaires, comme l’a annoncé il y a quelques jours Elisabeth Borne, dans l’indifférence générale ?

Une stratégie qui interroge d’autant plus au regard du discutable exemple allemand, pourtant largement adoubé par les Verts. Celui-ci a certes vu la fermeture des centrales nucléaires, mais aussi 500 Mds€ investis sans résultats probants dans l’éolien et le solaire, la réouverture des centrales à charbon, et une explosion de la production de CO2, désormais dix fois supérieure à la France (à qui elle rachète aujourd’hui une part de son électricité). Tout cela pour un prix du Kwh sept fois supérieur au nôtre…

Un peu comme une nouvelle pierre apportée à l’édifice d’une réflexion de fond qu’il devient urgent de mener, le dernier film du documentariste Michael Moore, Planet of the humans, est aujourd’hui disponible gratuitement sur Youtube, et pose, à sa façon, quelques-unes des bonnes questions sur un sujet qui devra nous préoccuper dans les mois et années à venir.