• Jean-François Belanger

Après le REM, les écologistes demandent un REV à Lyon


En matière de transport urbain, la proposition de constituer un véritable Réseau Express Métropolitain (REM) avait participé au bon score des listes écologistes arrivées en tête des dernières élections locales lyonnaises. Aujourd’hui, c’est à un Réseau Express Vélo (REV) qu’ils en appellent pour sortir finement du déconfinement.

En amont des élections municipales, les écologistes lyonnais avaient mis en avant un ambitieux Réseau Express Métropolitain, incluant la desserte de 35 gares dans et autour de la Métropole, avec l’unification de la tarification. Un projet promis pour la prochaine mandature.

Aujourd’hui, la crise sanitaire précipite les priorités. « La distanciation sociale va provoquer une baisse de l’usage des transports en commun », prévoit à Lyon EELV. D’ailleurs, une enquête du quotidien régional Le Progrès indiquait le 27 avril, que 85% des lecteurs n’allaient pas utiliser les transports en commun après le 11 mai, contre 11% qui les utiliseraient.

La solution à trouver est urgente d’ici là. Pour EELV, il faut déployer de nouvelles voies cyclables et accélérer la piétonisation de la ville.

Ouvrir les voies de bus aux vélos

« Lyon est la seule Métropole où 50% des voies de bus sont encore interdites aux cyclistes. Il faut rompre avec cet incongruité », annonce Pierre Hémon, conseiller métropolitain délégué aux Mobilités. « Toutes les voies réservées aux bus et trolleys doivent être ouvertes aux cyclistes dès le 11 mai », ajoute-t-il.

Selon lui, il faut engager une course de vitesse pour sécuriser et augmenter les espaces de voies dédiées à la circulation des vélos et trottinettes, libérer de l’espace afin d’élargir les trottoirs afin de piétonniser des rues.

Le groupe politique craint la remontée en puissance de la voiture individuelle avec le retour des pollutions atmosphériques et sonores que la métropole avait un temps oublié, la paralysie du trafic et la sur-occupation de l’espace public.