• Jean-François Belanger

Covid-19 : la France respire moins d’oxydes d’azote


Les mesures effectuées en mars et avril par les observatoires régionaux d’Atmo France, montrent une baisse sensible des émissions d’oxydes d’azote (NOx) depuis le début du confinement.

Une évolution surtout sensible pour les populations urbaines et riveraines des axes routiers, même si les oxydes d’azote ne sont que des éléments constitutifs de la pollution atmosphérique parmi d’autres.

De la même façon que les accidents d’automobiles sont en chute libre, les observatoires de la qualité de l’air notent une baisse sensible et généralisés sur le territoire des émissions des NOx (monoxyde et dioxyde d’azote), les polluants privilégiés par Atmo France pour marquer la pollution automobile.

La source principale de leurs émissions est attribuée, pour les deux tiers d’entre elles, au trafic routier. Selon cette fédération, les baisses observées de NOx évoluent en France entre -30 et -75%, selon les endroits : -75% à Nantes, -70% à Paris et Toulouse, -69% à Marseille, -63% à Lyon...

Depuis un mois, le niveau enregistré a été aussi faible voire inférieure à celui habituellement observé en moyenne un dimanche.

Focus sur Auvergne-Rhône-Alpes

Sur la première région industrielle de France, Atmo France a ainsi relevé des diminutions de concentration de NOx de l’ordre de -54 à -72%. Les villes de Grenoble, Clermont-Ferrand et Annecy sont celles qui enregistrent les plus fortes baisses. A noter que Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble Valence et la vallée de l’Arve font partie des villes concernées par la procédure précontentieuse engagée par la Commission Européenne pour non-respect des valeurs réglementaires sur les émissions de NOx.

Cependant, les composants de la pollution atmosphérique ne se limitent pas uniquement aux émissions d’oxydes d’azote. Il convient d’y ajouter également les particules fines variées en provenance du chauffage, des activités agricoles et industrielles ainsi que celles qui peuvent arriver d’autres territoires…