• Michel Chlastacz

La FNAUT s’oppose fermement à toute « austérité ferroviaire »


Selon Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, il conviendrait de « reporter des travaux ferroviaires [...] en raison des énormes pertes subies par SNCF lors des grèves récentes et de l‘actuel confinement ».

Position qui, d’emblée, a fait bondir la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports, qui dénonce cette « incompréhensible inégalité de traitement entre modes de transport ». Car, s’ « il est normal, en période de crise, que l’État aide les secteurs en difficulté, par exemple le transport aérien ou l’industrie automobile, il est incompréhensible que le transport ferroviaire soit exclu de son intervention ».

D’autant que, dans le contexte actuel, « l’équilibre économique de la SNCF ne signifie rien alors qu’inversement tous les coûts externes de l’avion, du camion et de la voiture ne sont pas pris en compte ».

Le contexte nouveau d’après pandémie serait « l’occasion de réorienter les investissements vers le transport collectif (avec) un programme ambitieux qui doit concerner toutes les composantes de l’offre ».

En revanche, « tous les travaux routiers le plus souvent contre-productifs doivent être réexaminés (tandis que) le soutien au transport aérien doit être conditionné à une réduction rapide de son impact climatique, à la suppression des aéroports et des lignes déficitaires* et à la disparition des aides fiscales » (comme la non-taxation du kérosène, NDLR .).

* Hors lignes sous obligation de service public.