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  • Christine Cabiron

David Edmont, directeur de Transdev Vichy


A Vichy, toutes les lignes du réseau Mobivie fonctionnent encore, mais au ralenti.

La direction du réseau s’évertue à anticiper les inquiétudes des salariés toujours sur le pont. Explications de David Edmont, directeur de Transdev Vichy.

Mobilités magazine : quelle est l’organisation actuelle du réseau Mobivie de l’agglomération de Vichy ?

David Edmont : jusqu’au 30 mars, le réseau était callé sur les horaires d’été. Depuis le 1er avril, nous avons encore réduit l’offre et 42% des services fonctionnent. Aucune des huit lignes n’ont été supprimées, mais les fréquences ont baissé car la fréquentation décroît quotidiennement. Actuellement, nous enregistrons entre 10 000 et 12 000 validations. Soit une chute de 85 à 90% de la fréquentation. La ligne principale, opérée avec des bus électriques, fonctionne avec une fréquence de 30 min car elle totalise encore la moitié des voyages. Avec Vichy Communauté nous sommes attentifs à ne pas trop réduire l’offre car il risque d’y avoir trop de monde dans le bus en même temps.

MM : comment vous êtes-vous organisé en interne pour assurer ce service minimum ?

DE : l’entreprise emploie 49 salariés dont 39 conducteurs. Une partie des salariés est en arrêt maladie, pour garde d’enfant ou pathologie à risque. La moitié du personnel administratif est en télétravail. Jusqu’au 1er avril, nous n’avions pas instauré d’activité partielle. Par contre, c’est le cas depuis la nouvelle réduction de l’offre. Nous faisons tourner le réseau avec la moitié des effectifs.

MM : quelle est la stratégie de l’entreprise pour rassurer le personnel ?

DE : la priorité est d’informer et de communiquer avec les salariés. Nous avons des échanges permanents avec eux, lors des prises de service (du matin et de l’après midi) et lors des fins de service. Mon responsable d’exploitation et moi-même sommes physiquement présents à ces moments-clef. Si les managers n’assurent pas ces fonctions, cela risque d’engendrer une perte de confiance et d’accroître le taux d’absentéisme. Nous essayons d’anticiper leurs inquiétudes.

MM : quelles actions menez-vous pour cela ?