• Michel Chlastacz

Métro et transports londoniens, enjeux épidémiques


Après de longues tergiversations, la Grande-Bretagne ne fait que commencer depuis le 20 mars 2020 à prendre des mesures drastiques face à l’épidémie de Covid-19.

En revanche, le métro et plus globalement Transport for London (TfL), ont commencé bien avant, sinon à prendre des mesures, au moins à mesurer économiquement les retombées de l’épidémie. Selon TfL, elles seraient évaluées à terme à 500 M£ (650 M€).

Une évolution qui s’accélère d’ores et déjà en raison des fortes baisses de trafic constatées depuis le 1er mars (-19% pour le métro et - 10% pour les bus), en raison à la fois de l’effondrement du nombre de touristes (notamment asiatiques), de la généralisation du télétravail et de la baisse accélérée du trafic des heures creuses déjà constatée pour raisons économiques avant la crise sanitaire.

L’ampleur grandissante du phénomène a conduit le 18 mars à fermer quarante stations de métro, à interrompre le service sur une ligne entière (Waterloo & City Line) et à supprimer les traditionnels services de nuit du samedi au dimanche*.

Le 23 mars, l’ensemble de l’offre du métro a été fortement réduite sur les lignes encore ouvertes au trafic, seule la zone centrale bénéficiant encore d’un cadencement aux quatre minutes en heures de pointes.

* Les lignes d’autobus nocturnes sont pour le moment maintenues au profit des travailleurs à horaires décalés, tandis que l’offre de journée est calquée sur celle des samedis.