• Pierre Cossard

Denis Toublanc, Otokar


Les transports collectifs étant quasiment à l’arrêt, comment les constructeurs s’adaptent-ils à la situations du moment. Discussion avec Denis Toublanc, directeur Marketing et Service Clients d’Otokar Europe.

Mobilités Magazine : Comment vous êtes-vous organisés en ces temps de confinement généralisé ?

Denis Toublanc : Dans un premier temps, nous avons sécurisé l’ensemble de nos équipes, privilégié le télétravail pour ceux qui le pouvaient et limiter fortement les déplacements de tout le monde. Jusqu’au 17 mars, nous avons maintenu le magasin de pièces détachées ouvert avec toute l’équipe. Depuis les mesures de confinement général, nous avons réduit l’équipe et les envois se font à peu près tous les trois jours. Ceci dit, pour gagner du temps, nous envoyons désormais directement les pièces aux clients, sans passer par nos distributeurs, et quand nous n’avons pas de stock, Otokar, dont les usines continuent à produire, les expédie directement depuis la Turquie.

MM : Avez-vous encore une forte activité de pièces de rechange ?

DT : C’est la France qui alimente un certain nombre de marchés européens en pièces de rechange, donc nous avons encore une certaine activité. Elle tend désormais à se réduire fortement dans l’Hexagone, car nous sommes plutôt présents sur le marché du scolaire, qui est l’arrêt. En revanche, en Italie ou en Espagne, nous sommes bien implantés dans le transport urbain, il y a donc encore une demande.

MM : Rencontrez-vous des difficultés de transport ?

DT : Non, nos transporteurs habituels font le maximum pour satisfaire nos clients. Les seules difficultés que nous rencontrons pour l’instant tiennent plus aux horaires d’ouverture des destinataires qui, du fait de la perte d’activité, sont parfois problématiques.

MM : Votre réseau SAV est-il toujours en activité ?

DT : Pour l’instant, au niveau de l’après-vente, la grande majorité de nos points de services est encore en activité, même si quelques-uns fonctionnent plutôt au ralenti, avec du personnel en astreinte.