• Jean-François Belanger

Mois décisif pour le TER Sud-Paca


La Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur est la première de France à ouvrir plus de 30% de son réseau TER à la concurrence. Les candidats intéressés ont jusqu’à la fin de ce mois de mars pour remettre leur dossier de candidature.

Dès son élection en 2015, son président Renaud Muselier, au delà du bras de fer engagé avec la SNCF, avait manifesté son souhait d’engager la Région au plus tôt dans l’ouverture à la concurrence du service des TER.

Elle avait lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt, en 2017, puis, en février 2019, un avis européen de pré-information, étape préalable au lancement des appels d’offres pour la ligne interurbaine Marseille-Toulon-Nice et les services azuréens. Le premier représente 10% de l’offre TER régionale.

Ce contrat de concession a été évalué à 870 M€ pour une durée de 10 ans. Outre l’exploitation de la ligne, il prévoit la construction d’un centre de maintenance à Nice et la fourniture de matériels roulants neufs.

Ce premier lot sera attribué à l’été 2021 en vue d’un début d’exploitation à l’été 2025. Le second paquet concerne les lignes Les Arcs-Draguignan-Nice-Vintimille, Grasse-Cannes et Nice-Breil-Tende, qui constituent 23% de l’offre TER régionale. Son montant a été évalué à 1,5 Md€, toujours pour une durée de 10 ans.

Avec l’exploitation est aussi prévue la construction d’un centre de maintenance à Nice. Attribué à l’été 2021, l’exploitation devrait démarrer en décembre 2024.

Cette ouverture à la concurrence correspond au souhait de l’exécutif régional : « obtenir plus de transparence sur les coûts avec une amélioration nette de la qualité de service ». Et ceci, pour fournir « une alternative crédible à la voiture individuelle… afin de parvenir à la neutralité carbone en 2050, inscrite dans le Plan Climat Régional », selon Renaud Muselier.