• Michel Chlastacz

Le souffle de Gazprom pousse la traction ferroviaire au gaz


Ce n’est plus le gaz des ETG, RTG et autres Turboliner, ces rames équipées de turbines à gaz qui étaient issues des techniques aéronautiques. Elles offraient un meilleur rendement que les locomotives Diesel classiques, mais étaient très gourmandes en carburant.

Le sommet de cette technologie doublée d’un alternateur alimentant des moteurs électriques devait être... le TGV qui, avant la crise pétrolière de 1973, avait été testé avec cette propulsion.

Aujourd’hui, côté traction à gaz ferroviaire*, il s’agit du GNL (gaz naturel liquéfié) ou du GNC (gaz naturel compressé).

Le groupe russe Gazprom, géant mondial du gaz, ne pouvait rester à l’écart de l’expérimentation de ces technologies aujourd’hui étudiées en Espagne (contrat Enagas - RENFE), aux Etats-Unis, en Lettonie et en Pologne (gaz + électrique contrat Gaz Trading - PolRegio).

Dès 2006, en coopération avec les RZD (Chemins de fer russes) et le constructeur ferroviaire Sinara, Gazprom a mis au point la locomotive GT 1 au GNL (suivie de deux autres dont une de construction Transmasholding, le partenaire russe d’Alstom, ndlr.). En 2011, la GT 1 a pu tracter un convoi de 170 wagons et de 16 000 tonnes.

Un contrat pour la construction d’ici 2023 de 24 locomotives GNL aptes voyageurs, fret et manœuvres a été signé fin 2019 entre Sinara et Gazprom.

* En transport urbain, le gaz concerne les bus mais des pistes se font jour pour le tram hybride électrique + gaz.