• Michel Chlastacz

Le Coronavirus peut-il bloquer les trains internationaux ?


Dans la soirée du 23 février 2020, les Chemins de fer autrichiens (ÖBB) ont bloqué durant quelques heures aux frontières les trains internationaux en provenance d’Italie.

Le premier train concerné a été l’express Eurocity 86 qui assure la liaison entre Venise et Munich. La présence à bord de deux passagères allemandes présentant des symptômes de toux alarmants a obligé à bloquer le train et ses 500 voyageurs à la gare-frontière du Brenner, où il stationne, selon son horaire, de 17 heures 45 à 18 heures.

Les contrôles médicaux réalisés se révélant négatifs, le train a pu continuer sa route vers Innsbrück et Munich, où il est arrivé à deux heures du matin avec trois heures et demie de retard.

Les mêmes précautions ont été renouvelées, les contrôles médicaux ad-hoc à l’appui, avec le « train-bis » Eurocity 1288 qui effectue le même trajet deux heures après, et qui a pu arriver à Munich avec, cette fois, « seulement » 70 minutes de retard.

L’épidémie du Covid-19 va-t-elle obliger à rétablir de vrais contrôles aux frontières ferroviaires européennes ? On peut en douter en raison de la complexité de leur mise en œuvre en comparaison des conditions du trafic aérien plus facile à contrôler.

Et la création d’itinéraires de détournement n’est pas chose simple. Comme le montre l’exemple du train Moscou-Nice, qui est pour le moment amené à éviter l’Italie au prix d’un long détour. Une situation qui amènerait à préférer l’avion...