• Michel Chlastacz

Le Grand Est prend en main ses petites lignes


Le 20 février 2020, Jean Rottner, président de la région Grand Est, a signé un protocole d’accord avec le Premier ministre, Édouard Philippe, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, pour « trouver de nouvelles méthodes de travail en commun permettant de mailler le territoire par des liaisons ferroviaires efficaces ».

Après avoir repris les TET Paris-Troyes-Chaumont-Belfort-Mulhouse (la ligne 4, ndlr.), et Paris-Strasbourg (prolongement des trains dits Vallée de la Marne), elle a saisi l’opportunité de l’ouverture à la concurrence en créant trois lots. Elle y a intégré la ligne Épinal-Saint-Dié, qui sera rouverte en 2021 à l’issue de travaux de réhabilitation.

Le Grand Est sera ainsi « la première région à obtenir de l’État et de la SNCF la délégation de gestion directe d’infrastructures ferroviaires du quotidien ».

Elle s’engage à apporter 530 M€, soit 53% des investissements nécessaires à la remise à niveau des petites lignes de maillage ferroviaire du territoire et des lignes transfrontalières avec les länder allemands voisins*.

Les petites lignes ciblées totalisent 250 km (Nancy-Merrey, Reims-Fismes, Conflans-Verdun, Thann-Kruth et Charleville-Givet).

* En sus des 376 millions d’€uros d’investissement partagé avec ces länder pour l’acquisition de 30 rames Regiolis adaptées [voir « Mobilités Magazine » n°33d].