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  • Jean-Philippe Pastre

Bataille de chiffres entre l'URF et la FNAUT


L'Union Routière de France a rappelé dans son rapport annuel Faits et Chiffres, et lors des vœux de l'OTRE, le 21 janvier 2020, l'importance des recettes prélevées sur les acteurs du transport routier. Une position en contradiction totale du point de vue développé par la FNAUT dans un communiqué daté du 7 février 2020, qui reprenait une étude de Jean-Marie Beauvais sollicité à la demande de la FNAUT sur le sujet de la tarification et du coût d'usage des transports.

Dans ce document de la FNAUT, on peut lire : « La voiture est très attractive: elle assure le porte-à-porte, le transport facile des bagages et beaucoup d’autonomie. Elle est donc largement utilisée. Mais son usage est sous-tarifé car l’automobiliste est loin d’assumer l’ensemble de ses coûts: économiques (entretien et construction des routes, accidents, congestion), sociaux (pollution de l’air, bruit, santé publique) et climatiques (émissions de GES). C’est le cas en particulier en milieu urbain, puisque le stationnement est gratuit dans les entreprises (sic) ».

Pour L'URF, au lieu d'opposer les modes de transport les uns aux autres, l'enjeu serait, selon Jean Mesqui, son président, de développer, dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités de « nouvelles solutions de mobilité partagée utilisant la route afin d’augmenter sa capacité et de réduire ses nuisances. (…) Les usages ont fortement évolué au cours des cinq dernières années, notamment avec le développement du covoiturage et des transports par autocar ».

Pragmatisme

« D’autres pistes devraient cependant être également encouragées, poursuit-il, comme par exemple l’autopartage, les transports à la demande et les taxis collectifs. Pour parvenir à l’objectif d’optimisation des usages de la route, l’URF estime qu’il est nécessaire de faciliter la mise en place de réels pôles d’échanges multimodaux. Ces infrastructures permettraient de concentrer différents services de mobilité (train, métro, bus, parking, etc.) et de faciliter les correspondances, tant pour les liaisons de proximité que de longue distance, tout en offrant des services adaptés aux besoins de tous les usagers. (…) Afin de pouvoir proposer des solutions de mobilité, et notamment pour relier les territoires enclavés, l’URF estime que la gouvernance de la mobilité et celle des infrastructures de mobilité devraient être unifiées pour assurer une cohérence significative. »