• Pierre Cossard

Réunir se penche sur l’hydrogène


Fort d’une centaine d’entreprises du transport routier de voyageurs implantées sur le territoire national, Réunir lance une série d’échanges consacrés à la transition numérique et énergétique. La première édition est consacrée à la mobilité hydrogène, alors que se tient à Paris, les 4 et 5 février, le salon Hyvolution.

« L’hydrogène est une énergie de rupture, à cet égard, comme alternative verte, elle ne peut s’inscrire que dans une démarche globale, presque par définition. C’est un écosystème tourné vers la production et la consommation d’hydrogène, en associant des acteurs privés et publics », explique Eric Ritter, Directeur général de Réunir. « J’ai à l’esprit l’exemple de la Région Auvergne Rhône Alpes : la collectivité qui ne cache pas son ambition de devenir le premier territoire à hydrogène de France retiendra tout particulièrement notre attention (nombre de nos entreprises sont implantées dans la région, mais aussi dans le Grand Ouest) ».

« J’ai déjà échangé avec les services de la Région et compris que pour réussir dans cette démarche, plusieurs compétences régionales étaient mobilisées et pas uniquement les transports. Énergie, industrie, formation, c’est un ensemble », poursuit-il.

Pour lui, la réussite de la transition énergétique exige de décloisonner les compétences et d’associer des laboratoires, des entreprises et des collectivités, ici avec l’aide de l’Union européenne qui a sélectionné le projet. « Les opérateurs prendront leur part et nos adhérents ne seront pas en reste, explique le Directeur général. Les dimensions du projet sont également conséquentes ».

Ce qui préoccupe le groupent, c’est avant tout le changement d’échelle, que l’ensemble des acteurs appellent de leurs vœux. Mais aussi les coûts (matériel, molécule, etc.) qui devront baisser si on l’exercice doit être réussi. « Il faudra aussi booster les formations, prévient-il, si on veut que les secteurs de la mobilité attirent de nouveaux talents et offre des emplois d’avenir. Ces éléments ressemblent furieusement aux défis de notre filière spécifique, le transport routier de voyageurs ».

Avant de conclure : « notre diversification a commencé mais le « cœur de métier » de l’autocariste est appelé à évoluer fortement (attractivité comprise) si on veut qu’il puisse jouer pleinement son rôle dans l’offre de mobilité alternative à la voiture particulière (encore largement thermique) ».