• Michel Chlastacz

« Un bus électrique arrêté pour chargement est un non-sens »


Lors d’un entretien avec la presse spécialisée qui s’est tenu à l’issue de sa visite à Varsovie où il était invité par le réseau des tramways (Tramwajow Warszawskich), Mohamed Mezghani, Secrétaire général de l’UITP (Union Internationale des Transports Publics), a précisé sa vision de l’expansion exceptionnelle de l’autobus électrique constaté durant les dernières années.

L’occasion à la fois de relativiser l’équilibre de la diffusion géographique du phénomène et de noter les importantes perspectives qui s’offrent à l’industrie européenne, compte-tenu de son retard dans ce domaine ! Puisqu’il constate que « sur les 500 000 autobus électriques qui circulent aujourd’hui dans le monde, 90 % d’entre eux se trouvent en Chine ».

L’électrification a un coût énergétique, estime-t-il. Pour le démontrer, il s’appuie sur les perspectives du projet de 5500 bus électriques et hybrides à Paris. Un parc dont la « consommation électrique équivaudrait à celle d’une ville de 80 000 habitants »...

Le Secrétaire général de l’UITP évoque aussi des dérives de coûts d’exploitation, en raison de lignes trop longues et d’importants parcours à vide vers les dépôts en fin de service, et des « arrêts pour chargement qui sont un non-sens ».

Autant d’arguments mettant en avant l’intérêt des technologies dites IMC (In Motion Charging), qui ont l’avantage d’exiger moins d’immobilisations des matériels. Un plaidoyer en faveur du trolleybus ?