• Michel Chlastacz

Rouen : Équibus, le transport scolaire à cheval


Dès la rentrée de septembre 2020, les élèves du groupe scolaire Anatole France, situé dans le quartier Grieu à Rouen (dit le « Vallon suisse », un véritable îlot de nature en zone urbaine et situé à l’est de la ville, ndlr.) iront à l’école... au pas du cheval !

C’est la concrétisation d’un appel à projets lancé par l’agglomération rouennaise et porté par Jean-Michel Bérégovoy, élu EELV, dont le développement a été officiellement adopté par le Conseil municipal le 19 décembre 2019, avec, à la clé, une subvention à hauteur de 22 900 € allouée à l’association Cheval en Seine.

Cette aide municipale est destinée à l’achat d’un cheval et d’une voiture d’attelage de vingt places adaptée au transport des enfants.

L’association a déjà organisé des offres de transport en carriole mis en place à l’occasion de divers évènements locaux, ainsi que des opérations de ramassage de déchets, toutes opérées avec le même mode.

Elle a également étudié les diverses offres de services scolaires réguliers comparables* qui se sont créées au fil des années dans d’autres villes.

Pour en conclure que la zone de pertinence d’un service de ce type se situerait autour de 3,5 kilomètres, ce qui correspondrait à un temps de voyage moyen d’une vingtaine de minutes.

Des critères adaptés aux services proposés dans le quartier...

Tout aurait pu s’arrêter là, tant ce projet paraît écologiquement compatible avec la volonté du moment de s’inscrire dans une démarche écologique, sans le délire de certains groupuscules.

Cette fois, il a s’agit d’un couple d'une ville voisine, se déclarant antispéciste et opposé au projet, qui a lancé une pétition intitulée « non au ramassage scolaire en calèche à Rouen ! », illustrée par la photo d'un cheval mort (prise aux Etats-Unis).

Au grand dam des élus de Rouen, celle-ci aurait recueilli quelque 35 000 signatures, et fait la Une de tous les grands médias… Une forme de prime à la contestation permanente, fut-elle dénuée de bon sens.

*Notamment à Hungersheim (Haut-Rhin), Vendargues (Hérault), Villebarou (Loir-et-Cher), Languidic (Morbihan), etc.