• Michel Chlastacz

Delga et Djebbari, éclaircie sur les projets d’Occitanie


La rencontre à Paris le 4 décembre 2019 entre Carole Delga, présidente de la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, a permis d’éclaircir la situation entre l’État et la Région.

Elle aura été l’occasion, selon le communiqué publié le jour même par la Région, de remettre à plat le calendrier et les responsabilités des deux partenaires concernant divers projets de transport.

D’abord sur la LGV Bordeaux-Toulouse et la ligne nouvelle (mixte voyageurs plus fret) Montpellier-Narbonne-Perpignan (LNMP). Tout en « regrettant d’avoir perdu deux ans sur ce dossier », Carole Delga a « obtenu l’assurance du lancement de l’enquête publique avec objectif 2020 pour le tronçon Montpelier- Béziers de la ligne nouvelle LNMP ».

Tour de table des investissements

Une réunion interministérielle, qui se tiendra le 17 décembre 2019, aura pour objet la création des sociétés de financement (des deux projets, ndlr.). Une solution mise en avant il y a plusieurs mois par la Région.

On s’acheminerait vers un nouveau partage des responsabilités de financement du réseau classique, notamment la rénovation des soi-disant petites lignes qui ici représentent la majorité du kilométrage du réseau.

Le communiqué régional indique que « le Gouvernement s’est engagé à revoir ses financements sur les lignes périurbaines (celles des métropoles de Toulouse et de Montpellier, ndlr.) et rurales et à nous laisser la main (sic !) pour conduire les travaux de rénovation des lignes Montréjeau-Luchon (35,6 km) et Alès - Bessèges afin d’accélérer leur mise en œuvre ». Une décision liée aux coûts jugés excessifs des devis de SNCF Réseau.

Deux véritables cas d’école, puisque la Région s’est engagée à rouvrir en 2020-2022 de ces deux antennes fermées respectivement en raison de leur état en novembre 2014*.

D’autant que Montréjeau-Luchon serait la ligne expérimentale du train à hydrogène pour lequel la Région a un plan dédié à hauteur de 150 M€ ...

*Le train de nuit Paris-Luchon avait été également interrompu à cette date en même temps que le dernier aller-retour TER quotidien effectué par train.