• Michel Chlastacz

En 2018 la sécurité a été maximale sur les rails


L’an dernier le rail a battu ses records en matière de sécurité. C’est ce qu’affirme le traditionnel rapport annuel de l’Union Internationale des Chemins de fer sur la sécurité ferroviaire, paru durant la dernière semaine de novembre 2019. Un document aux données issues de 27 gestionnaires d’infrastructures et opérateurs répartis dans les régions Europe, Asie et Moyen-Orient.

De 2013 à 2018 et à périmètre égal*, les accidents et le nombre de victimes ont diminué de 17%, et toujours dans ce périmètre, de 2% en 2018.

On totalise 1746 accidents dits « significatifs » qui ont causé 1008 décès, parmi lesquels 51% de tiers, 38% de voyageurs et 11% de personnels ferroviaires.

L’essentiel (89% du total) est lié à « des intrusions sur l’infrastructure ferroviaire », dont 15% sont « des franchissements indus de passages à niveau ». Seuls 7% du total des accidents sont liés à des causes internes au système ferroviaire, les 2% subsistants étant liés aux « conditions météorologiques ou environnementales ».

Ainsi, les collisions ferroviaires « pures » et les déraillements non liés à des intrusions (de type véhicule sur passage à niveau, ndlr.) totalisent 123 cas dont 12 ont occasionné des victimes.

* L’arrivée des Chemins de fer coréens (KRRI), grecs (RAS-EL) et surtout russes (RZD) change considérablement la donne. Puisque le nombre d’accidents enregistrés dans ce nouveau périmètre passe de 1746 à 4107 (x 2,35).