• Hubert Heulot

Covoiturage : Nantes va le développer façon Klaxit


Les détails, en particulier la rémunération de l’automobiliste qui propose de covoiturer, ne seront dévoilés qu’au lancement du service, en novembre 2019.

Mais Nantes, qui a lancé son appel d’offres il y a déjà un an, vient d’annoncer avoir choisi Klaxit comme partenaire de covoiturage de proximité. Selon un modèle, voué, selon Julien Honnart, Pdg de Klaxit à « définir pour plusieurs années un nouveau standard pour l’intégration du covoiturage dans les réseaux de transports publics ».

Cette intégration apparaît comme caractéristique du modèle de développement choisi à Nantes. Non seulement l’appli Klaxit de mise en relation des automobilistes et de ceux qui cherchent un covoiturage sera-t-elle incluse dans l’appli de la Semitan, la société de transports publics. Mais le covoiturage sera intégré à la carte de transport.

De plus, l’automobiliste va être rémunéré par la Semitan. A quelle hauteur ? Les arbitrages ne sont pas rendus. Alors qu’il y a quelques mois, les élus nantais parlaient d’aller jusqu’à 2€ le trajet, ils évoquent des conditions moins rémunératrices aujourd’hui.

Serait-il, cet automobiliste, tenu de prendre lui-même une carte de transport public. Celle de post-paiement dite « sur-mesure », qui ne l’obligerait à rien payer s’il n’utilisait pas d’autre transport public ? Ce n’est pas tranché. Mais ce serait logique. Dans cette version nantaise, le covoiturage ferait son entrée en grand en tant que transport public à part entière.

Quoi qu’il en soit, l’idée ultime est de faire bénéficier l’automobiliste d’une rémunération suffisamment incitative pour déclencher les vocations.

« D’importants flux financiers seront organisés en back office. Mais être intégré à la billettique des transports publics représente une étape fondamentale », explique Julien Honnart.

La ville s’est donné comme objectif de passer d’une voiture partagée sur quatre à une sur deux en 2030. Le covoiturage représenterait alors 14% des déplacements dans l’agglomération chaque jour.

Avec Nantes, Klaxit décroche, son premier contrat de service complet auprès d’une grande ville. « Nous savons construire des réseaux de covoiturage pour des entreprises et leurs voisins. En huit semaines de déploiement, 8 salariés sur 10 trouvent un covoiturage. Le défi à Nantes est de réaliser la même chose. En combien de temps, nous ne le savons pas », indique Julien Honnart.

A Nantes aussi, Klaxit va entamer son déploiement par la constitution de réseaux d’entreprises. Ce qui est sûr, c’est que la collectivité sera à ses côtés à travers ses relais, et « une communication à l’échelle du territoire pour créer une adhésion massive », selon Klaxit.

L’opérateur sera aussi totalement appuyé par la société de transports publics. C’est d’ailleurs avec elle, la Semitan, intronisée « agrégateur des mobilités », qu’elle a signé un contrat de sous-traitance.

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