• Jean-François Belanger

Erion choisit Montceau-les-Mines pour son siège France


La filiale française de la société espagnole Erion, spécialisée dans la maintenance des locomotives de transport ferroviaire, vient d’inaugurer, le 20 juin 2019, son unité d’exploitation et son siège social à Montceau-les-Mines (71). Ceci afin de se positionner dans l’optique de l’ouverture prochaine du marché du transport ferroviaire, tant fret que voyageurs.

C’est une pépite de plus pour le Mecateam Cluster, ce pôle de compétitivité, né sur les terres d’une friche industrielle des charbonnages, et qui est en train de se commuer en un pôle d’excellence reconnu de maintenance de l’industrie ferroviaire.

La société Erion qu’il accueille est une filiale à 51% du Suisse Stadler, et à 49% de l’Espagnole Renfe. Elle dispose déjà de sites d’exploitation en Espagne et au Portugal. En France, sur la base d’un investissement de 10,25 M€, elle s’installe donc à Montceau-les-Mines sur plus de 4 000 m².

Grâce à une réduction significative de la durée d’immobilisation des véhicules, sa capacité de traitement se situe proche des 150 locomotives par an, alors qu’aujourd’hui, son carnet de commande tourne autour des 70. Erion, présent en France depuis 2012, envisage une montée en puissance conséquente.

En 2018, le groupe Erion a enregistré une activité à hauteur de 24 M€, dont 5 millions réalisée en France. Avec ce nouvel outil bourguignon, son objectif est de réaliser en France 8 M€, à l’horizon 2020. D’ici là, l’effectif passera de 40 à 60 salariés, en envisageant éventuellement un agrandissement de ses installations. « Il est certain que l’arrivée de nouveaux opérateur ferroviaires sur le réseau français nous intéresse au premier chef », confirme Daniel Martinez Alonso, président d’Erion France et directeur général du groupe Erion, à Madrid.

De son côté, le Mecateam Cluster prépare l’avenir en confortant ce positionnement de Bourgogne Franche Comté dans l’industrie ferroviaire, où la région compte 10 000 emplois.

Il passera par l’ouverture à la rentrée prochaine de la phase 1 du campus de formation aux métiers de la maintenance ferroviaire puis, au-delà, par l’acquisition de 8 hectares supplémentaires mitoyens, ce qui porterait la surface globale foncière à 20 hectares.

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