• Pierre Cossard

CDG Express, Valérie Pécresse demande un report à fin 2025


A la suite de la délibération du Conseil d’Île-de-France Mobilités de décembre 2018 exprimant les inquiétudes des élus quant aux impacts du CDG Express tant durant les travaux qu’en situation nominale, la ministre des Transports avait demandé au Préfet de la Région Ile-de-France d’organiser une concertation avec les élus et les associations.

Dans ce cadre précis, Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités et présidente de la Région Île de France, avait tenu à rappeler que si elle « a toujours soutenu le principe de ce projet utile pour l’attractivité économique de l’Ile-de-France », elle n’a pas exigé « une mise en service pour les JO, d’autres possibilités de transport pouvant être mises en place pour ces jeux ».

A la suite de la concertation, la ministre des Transports a décidé de signer le contrat de concession mais a reconnu la priorité à donner aux transports du quotidien en renvoyant une possible détente du planning de CDG Express aux réflexions menées dans le cadre du comité de pilotage (COPIL) Axe Nord sous l’égide du Préfet Cadot.

L’ultime COPIL Axe Nord a eu lieu lundi dernier, 15 avril, et a permis à SNCF Réseau de présenter 2 scénarii.

Le 1er prévoit une détente de 4 mois du projet conduisant à une mise en service du CDG Express à la veille de l’ouverture des JO (mai 2024). Selon Valérie Pécresse, « ce scénario est extrêmement fragile pour ne pas dire illusoire avec une concentration de tous les travaux en une période de temps très court. Il franchit par ailleurs très clairement la ligne rouge pour nous car il repousse des travaux de modernisation du RER B pourtant indispensables et nécessaires, en plus de dégrader de manière très forte la régularité des lignes avec notamment des coupures de circulation importantes… »

Le scénario 2 prévoit en revanche une mise en service décalée de 2 ans, fin 2025, permettant de ne pas repousser des investissements destinés à améliorer le RER B, et évitant des fermetures de circulation.

La présidente de IdFM penche clairement pour cette dernière option, non sans rappeler son inquiétude quant à la compatibilité des travaux CDG Express en gare de Paris-Est avec les travaux prévus sur le réseau Est, pour le RER E et la ligne P. Aucune étude sur ce problème n’ayant, selon elle, encore été réalisée.

En guise de conclusion, elle attend de l’Etat qu’il s’oriente vers ce second scénario, mais aussi qu’il mette en place un fond d’indemnisation des voyageurs en cas de situation inacceptable.