• Jean-François Bélanger

Pour Car Postal France, l’heure de vérité approche


Après avoir renoncé à son appel suite à sa condamnation par le tribunal de commerce de Lyon, au profit d’un accord transactionnel, la société suisse, mère de Car Postal, a décidé de céder sa filiale française. Selon plusieurs observateurs, le dénouement semble proche.

On se souvient que Car Postal France avait été condamnée, en 2016, pour concurrence déloyale par le Tribunal de Commerce de Lyon. Finalement, l’appel auprès de la cour de Paris qui s’en est suivi n’a jamais eu lieu, puisque Car Postal France a souhaité conclure ce conflit par une transaction de 6,2 M€ versés aux trois sociétés plaignantes : Cars Faure, Cars Berthelet et Réunir Dauphiné, en juin 2018.

La société suisse a ensuite annoncé mettre un terme à ses activités hors du territoire confédéral. Parallèlement, en Suisse, le Contrôle Fédéral des Finances avait constaté l’année dernière des irrégularités financières qui ont couté leurs places à plusieurs dirigeants de La Poste.

Pour l’heure, il semble que plusieurs groupes ou sociétés soient candidats à la reprise de la filiale française qui réalisait annuellement un chiffre d’affaires de 100 M€ à travers plusieurs activités et délégations de service public sur la façade Est de la France.

On évoque les filiales respectives de la SNCF (Keolis) et de la DB (Arriva), Transdev, le luxembourgeois Cube (via sa filiale française Compagnie Française des Transports Régionaux), ou encore deux sociétés espagnoles…

Car Postal France, dont le siège social est à Saint-Priest, près de Lyon, a perdu le marché de transports urbains de Bourg-en-Bresse attribué à Keolis et ne semble plus en situation pour défendre d’autres réseaux qui doivent arriver prochainement en appels d’offre.