• Michel Chlastacz

Le projet Rail Baltica choisit un concept espagnol


Courant mars 2019, le groupe d’ingénierie espagnol IDOM, fort de son expérience des LGV espagnoles, devrait signer un accord avec les acteurs européens, estoniens et lituaniens du projet Rail Baltica.

Il s’agit d’un contrat d’études et de design détaillé à déposer d’ici 2021 et d’un montant de 13,8 M€, qui s’ajoute à celui conclu en 2018 avec Systra. Il concerne un projet de ligne nouvelle qui est destinée à relier les trois pays baltes aux autres réseaux ferrés de l’Union européenne. Ligne à grande vitesse (200-300 km/h) et à écartement standard UIC (1,435 m).

Le corridor, d’une longueur totale de 870 km, comporte quatre sections situées respectivement en Pologne, en Lituanie, en Lettonie et en Estonie*. La partie allant de Varsovie à Bialystok est en cours de modernisation et de mise à 200 km/h, et celle qui se dirige vers la Lituanie jusqu’à Kaunas a été équipée de double écartement.

Le contrat IDOM concerne une section lituanienne et une section estonienne. La première, d’une longueur de 78 km avec 18 viaducs et ouvrages d’art, relierait Kaunas et Ramygala au nord de l’ancienne capitale. La seconde, d’une longueur de 71 km avec une vingtaine d’ouvrages d’art, relierait le port de Pärnu et Rapia au sud de Talinn.

* S’ajouterait à plus long terme un tunnel de 102 km sous la Baltique entre Talinn et Helsinki. Il relierait le réseau finlandais, également établi à « écartement russe », aux autres réseaux de l’Union.