• Michel Chlastacz

Sommet de Hanoï : le trajet vertueux en C02 de Kim Jong Un


Au-delà du résultat décevant de sa seconde entrevue avec Donald Trump, le temps ne compte pas pour Kim Jong Un, « Grand Leader » de la Corée du Nord.

Pour rencontrer le président américain à Hanoï, il n’a pas hésité à parcourir plus de 4500 km entre Pyongyang et la frontière sino-vietnamienne. Au prix de pas moins de soixante-trois heures de trajet dans son train présidentiel, du 23 février à 16 h 30 au 26 février à 8 heures.

Ce convoi-caravane de douze voitures (voitures lits, couchettes, salons, bureaux et voitures salles de réunions, plus des fourgons et une voiture-génératrice) est une véritable résidence sur rails ultra-sécurisée et totalement connectée, même si son apparence est un fidèle reflet de l’esthétique ferroviaire soviétique des années 1950-1970 avec ses voitures cannelées de traditionnelle couleur « vert wagon ».

Un train qui propose un voyage éminemment « vertueux » en matière d’émissions de C02 si on le compare au même trajet effectué par avion…

Seule énigme ferroviaire, ou politique, la fin du trajet. Alors qu’il ne restait que 164 km à parcourir entre la gare frontière de Dong Dang et la gare centrale de Hanoï*, le président nord-coréen a, cette fois, préféré prendre la route avec sa Mercedes blindée transportée dans le train…

* Depuis la guerre du Vietnam, cette ligne venant de Chine et datant de la colonisation française a été équipée en double écartement (1m+ 1,43 m).