• Michel Chlastacz

L’AFRA et François Philizot au chevet des petites lignes


Le 26 février 2019, l’Association Française du rail, qui rassemble les opérateurs ferroviaires alternatifs à la SNCF, a rencontré le Préfet François Philizot, chargé par Élisabeth Borne, ministre des Transports, d’une mission sur la sauvegarde des petites lignes ferroviaires.

L’AFRA a rappelé « son attachement au réseau de dessertes fines, qui, s’il ne supporte aujourd’hui que 2% des voyageurs est nécessaire à l’irrigation et à la cohésion des territoires, et vital pour le fret »*.

L’AFRA propose trois scénarios pour « diminuer les coûts d’exploitation de ces lignes, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, et ainsi de permettre leur maintien en fonction ou leur réouverture », tout en mettant en place un référentiel de maintenance adapté.

Le premier « transfère l’exploitation à une entreprise ferroviaire alternative qui, grâce à une organisation plus optimale, pourra faire mieux pour moins cher ».

Le second « transfère la maintenance comme c’est actuellement le cas sur la ligne Carhaix-Guingamp-Paimpol exploité par Transdev Rail ».

Le troisième « transfère maintenance et régénération des voies à l’exploitant ferroviaire sur le modèle mis en œuvre en Allemagne à Stuttgart ».

La situation SNCF d’avant 1997, mais avec un exploitant alternatif ?

* Sur les 12 000 km de lignes UIC VII à IX, 7000 km sont ouvertes au seul trafic voyageurs, 2000 km ouvertes au fret et aux voyageurs et 3000 « dédiées fret ».