• Michel Chlastacz

Varsovie : le choix polémique du tram Hyundai Rotem


Le 8 février 2019, TW (Tramwaje Warszawskie) exploitant des tramways de Varsovie, a choisi le Coréen Hyundai Rotem pour l’acquisition de 213 rames nouvelles à plancher bas et à air conditionné, dont 123 en commande ferme (85 bidirectionnels et 18 unidirectionnels de 33 m et 20 unidirectionnels de 24 m), plus 90 rames en première option (45 bidirectionnels et 45 unidirectionnels) à confirmer d’ici 2023. Les premières rames seront livrées en octobre 2022.

Ce contrat, d’un montant total de 430 M€ en partie financé sur fonds européens, s’avère être le plus important de l’histoire de l’opérateur. Au cœur d’une polémique lancée par les autres concurrents (Siemens-CAF, Stadler-Solaris et Pesa), ce dernier justifie son choix en raison de leurs coûts plus élevés (de 8,5 à 24%) ou de spécifications non conformes à l’appel d’offres. L’argumentation de l’exploitant s’appuie sur l’échec du précédent appel d’offres de 2017, et sur l’urgence du renouvellement du parc.

Un parc considérable de 730 rames à la mesure de l’un des plus grands réseaux de tramways européens (26 lignes et 241 km sur 132 km d’infrastructures).

Aujourd’hui seules 311 rames sont à plancher bas ou « semi bas » alors que subsistent 387 rames anciennes ou rénovées de construction Konstal* datant des années 1984-1995, plus quelques véhicules du même constructeur, modifiés par l’ajout d’un élément intermédiaire à l’image des trams TFS nantais.

* Aujourd’hui Alstom Katowice.