• Michel Chlastacz

RATP : Comment pousser la ligne 10 vers le sud ?


Une ligne créée avec des « restes ». Un terminus limité à l’est depuis huit décennies à la gare d’Austerlitz dans Paris intra-muros. Des possibilités d’aller au-delà pour desservir de nouvelles zones en ré-urbanisation. C’est l’équation de la ligne 10 du métro. « Bricolée » avec les sections subsistantes d’autres lignes* au fil de l’évolution du métro parisien. Pour former d’Est en Ouest, après un prolongement créé en 1981 vers Pont de Saint-Cloud, un parcours de 11,7 km ponctué de 23 stations.

La rive gauche de la Seine est au cœur d’un projet urbain avec 52 000 habitants et 100 000 emplois nouveaux espérés d’ici 2030. Aussi, un prolongement de la 10 (9 km, 10 stations) est prévu en deux étapes. Vers Ivry-Gambetta, puis Vitry-Les Ardoines, en correspondance avec le RER C et la ligne 15 du Grand Paris Express.

Plusieurs tracés sont étudiés par la RATP, mais Île-de-France Mobilités - financeur majeur d’un investissement estimé à 1 Md€ - privilégie un prolongement de 5 km avec 5 stations, dont 3 en correspondance (ligne 6 à Chevaleret, ligne 14 et ligne C à Bibliothèque François Mitterrand) et tramway T 3 à Masséna). Le potentiel de trafic serait de 75 000 voyageurs/jour (+ 60%).

* Ligne créée de1913 à 1939. Entre Invalides et Odéon, puis prolongée vers Place d’Italie et Porte de Choisy. Partie détachée au profit de la ligne 7 tandis que la 10, prolongée jusqu’à Jussieu puis Austerlitz, récupérait la boucle d’Auteuil (ex-ligne 8).