• Michel Chlastacz

Russes et Chinois au chevet du fer serbe


Début janvier 2019, un mémorandum a été signé entre la Russie et la Serbie pour lancer la seconde étape de la modernisation de l’axe international Budapest-Belgrade entre Stara Pazova et Novi Sad (40 km) au nord de la capitale serbe. L’objectif est de faire passer la vitesse maximale admise sur ce tronçon de 120 à 200 km/h.

Une ligne très convoitée, puisque China Railway International, la filiale ingénierie de CRRC, le géant de l‘industrie ferroviaire mondiale, a lancé en 2017 une opération de même nature - assortie d’un doublement de la voie - sur 108 des 184 km de sa partie serbe. Ce qui fait que la quasi-totalité de cette partie est déjà en cours de traitement par les Russes et les Chinois.

Ces derniers, via un consortium monté avec des partenaires hongrois, traitent également la section Budapest-Kelebia (frontière hungaro-serbe), l’ensemble de la modernisation du corridor totalisant un coût global de près de 3 Mds€. D’ores et déjà, la modernisation de la section initiale du corridor (Belgrade-Batajnica-Novi Sad) est en cours d’achèvement.

Le mémorandum entre la Russie et la Serbie concerne également d’autres lignes du réseau serbe, pour un total de 210 km. Il s’agit, d’ici 2023, de remettre à niveau et d’équiper d’un centre informatisé de contrôle du trafic le sud de la partie serbe de la ligne Belgrade-Valjevo-Bar. Un axe majeur du réseau qui, via le Monténégro, donne à la Serbie un accès maritime sur l’Adriatique.