• Michel Chlastacz

Lyria : les inquiétudes de Bourgogne-Franche-Comté


Dans un communiqué publié le 21 janvier 2019, Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, « s’oppose à la suppression sèche d’un des quatre aller-retour Paris-Lausanne via Dijon, Dôle et Frasne ».

Une suppression envisagée au profit d’un itinéraire via Genève, façon de renforcer la desserte Paris-Genève « en déshabillant l’une pour rhabiller l’autre »…

Cette suppression serait prévue en décembre prochain, lors de l’entrée en vigueur de l’horaire 2019-2020. Ici, la SNCF agit sous le label de l’opérateur franco-helvétique Lyria (74% SNCF et 26% CFF), qui a progressivement pris en charge l’ensemble des relations TGV entre les deux pays, de 2002 à 2011.

Ce n’est pas la première fois que Lyria prend ce type d’initiative. En juillet 2013, l’opérateur avait déjà unilatéralement supprimé la relation directe Paris-Berne via Frasne, Pontarlier et Neufchâtel, qu’il s’était engagé à maintenir jusqu’en décembre 2014. Relation remplacée depuis par une correspondance en gare de Frasne avec des rames Colibri des CFF.

Le mécontentement de Bourgogne-Franche-Comté s’explique aussi en raison du fait que, comme d’autres régions françaises desservies par le TGV, elle structure sa trame de relations TER sur l’axe Dijon-Dôle-Frasne en fonction de l’armature type grandes lignes offerte par cette desserte TGV. Aussi sa suppression impliquerait une refonte complète de la grille horaire de l’axe jurassien…