• Jean-Philippe Pastre

Immatriculations : l'année en pente douce


La Chambre Syndicale Internationale de l'Automobile et du Motocycle (CSIAM) a révélé les chiffres des immatriculations d'autocars et autobus pour l'année 2018 en France. Résultat ? Avec 6230 véhicules neufs recensés par l'Association Auxiliaire de l'Automobile (AAA), l'année demeure bonne, malgré une baisse de 1,6% du marché toutes marques.

La chute est surtout due aux autocars, en contraction de 2,4% par rapport à 2017. Les autobus demeurant quasiment stables d'une année sur l'autre à -0,6%. Selon Christian Giraudon, responsable de la commission Autocars et autobus à la CSIAM les « énergies non conventionnelles » ont représenté environ 10% des immatriculations des 1653 autobus neufs enregistrés en France en 2018.

Il précise qu'en raison d'appels d'offres tardifs de la part des Autorités Organisatrices un certain nombre de véhicules vont être enregistrés au cours du 1ertrimestre 2019, faussant de fait quelque peu les statistiques. Nadia Omeyer, responsable du Marketing chez EvoBus France (marques Mercedes-Benz et Setra) attribue la chute du marché des autocars à la baisse des achats liés aux services réguliers longue distance (les cars Macron).

Les perspectives pour 2019 sont incertaines, tant les signaux macro-économiques sont contradictoires et les menaces sur la cohésion sociale du pays nombreuses. Ce qui est sûr, c'est que le marché de l'autocar et autobus est totalement découplé de celui du véhicule industriel dédié aux marchandises, qui a lui effectué une année record en 2018.