• Michel Chlastacz

Quand l’Europe finance la Magistrale du Charbon


Paradoxe écologique. C’est grâce à l’appoint décisif des financements de l’Union européenne (à hauteur de plus de 700 M€ d’ici 2020) que la « Magistrale du Charbon » polonaise sera profondément modernisée.

Une voie ferrée qui, comme son nom l’indique, assure le plus important trafic charbonnier d’Europe sur une longueur de 522 kilomètres en reliant, du sud au nord, le Bassin minier de Silésie et les ports de Gdansk et de Gdynia sur la Mer Baltique.

Un vaste chantier de renouvellement des voies et de mise à niveau de la signalisation est déjà en cours. Il vise à l’installation de quatre centres de contrôle du trafic, à la rénovation de 21gares et à l’adaptation des vitesses jusqu’à 140 km/h pour les trains de voyageurs et à 120 km/h pour les trains de fret.

Quoique moins intensivement utilisée que jusqu’à la fin des années 1980, cette ligne traite toujours quotidiennement de 100 à 120 trains de fret chargés. Dont 80 trains charbonniers en système dit de merry go round(trains-blocs pendulaires) approvisionnant les centrales électriques et les ports de Gdansk et de Gdynia, auxquels s‘ajoutent les retours à vide.

Au-delà du trafic charbonnier qui a été, et reste, la base historique d’une ligne achevée en 1933, cet itinéraire est aussi la partie septentrionale du grand corridor paneuropéen interportuaire entre la Baltique et l’Adriatique. Ce qui explique finalement l’importance de l’aide financière de l’Union européenne !