• Michel Chlastacz

La Grèce et l’Albanie veulent se lier par le rail


Fin novembre 2018 à Kastoria au nord de la Grèce, les gouvernements albanais et grec ont officiellement lancé une étude de faisabilité en faveur d’une liaison ferroviaire entre les deux pays. L’étude est financée par l’Union européenne dans le cadre de « l’Interreg IPA CBC Greece-Albania 2014-2020 », qui vise à l’établissement d’un corridor transeuropéen ferroviaire et routier desservant l’ouest des Balkans. Le trajet associe la Grèce, l’Albanie, le Monténégro et la Serbie.

Actuellement le seul lien du réseau ferré albanais avec l’extérieur passe justement par le Monténégro avec la ligne dédiée fret Podgorica (ex-Titograd)-Shköder. Ouverte en 1985, elle a été interrompue en 1992 puis rouverte en 2003 alors que le réseau ferré albanais (477 km de lignes) redémarrait après une dizaine d’années de chaos et de quasi-interruption des trafics voyageurs et fret.

Aujourd’hui encore, alors que le chantier de la nouvelle gare centrale de Tirana semble s’éterniser, il faut effectuer un trajet 8 km en autocar pour rallier une gare provisoire installée en banlieue sur la ligne Tirana-Durrës.

Le projet vise à combler le hiatus ferroviaire de 130 km entre Pogradec, au sud-est de l’Albanie sur les rives du lac d’Ohrid, et Florina au nord-ouest de la Grèce, près de la frontière macédonienne. Outre le bouclage du nouveau corridor, la ligne permettrait également de relier les ports grecs et albanais de Salonique et de Durrës.