• Michel Chlastacz

L’Île-de-France et Paris vs CDG-Express


Serait-ce l’amorce d’un front commun entre Île-de-France et la Ville de Paris contre les travaux du Charles de Gaulle-Express ? Deux communiqués, parus les 12 et 13 décembre, 2018 tirent à boulets rouges sur le projet.

Valérie Pécresse, présidente de la région et d’Île-de-France Mobilités, demande à l’État de « suspendre les travaux tant que toutes les garanties n’auront pas été données sur l’absence d’impact sur les voyageurs du quotidien, notamment sur le RER B » et sur les lignes TransilienNord et Est concernées, puisque la nouvelle liaison partira de la gare de Paris-Est.

Les « 900 000 voyageurs du RER B sont prioritaires », alors que d’ici 2025, d’importants travaux (3,5 Mds€ sur dix ans) sont prévus (alimentation électrique, signalisation, atelier de maintenance, accessibilités des gares) « pour accueillir les nouveaux trains plus capacitaires », les futures rames MING.

L’État doit préciser si « le calendrier d’une mise en service de CDG-Express d’ici les JO de 2024 est atteignable, sans dégrader la qualité des lignes existantes ».

Anne Hidalgo, maire de Paris, et Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis, craignent un « effet boule de neige » en cas de situation dégradée par les travaux CDG-Express, et demandent les mêmes garanties que la région, plus des protections phoniques autour de la ligne, et la création d’une voie dédiée aux bus et au covoiturage sur l’A 1.