• Pierre Cossard

FNAUT : le gouvernement peut mieux faire


Réagissant à la présentation de la Loi d’Orientation des Mobilités, la FNAUTpointe du doigt un certain nombre de faiblesses du texte : « le maintien des taxes sur les carburants est indispensable pour faciliter la transition énergétique, mais les mesures d’accompagnement annoncées ne permettent pas de se libérer de la dépendance automobile ». L’association interroge notamment sur la non taxation du gazole consommé par les camions, du kérosène consommé par les avions lors des vols intérieurs et du fioul consommé par les navires…

Pour elle, « si le plan vélo est judicieusement maintenu, et si le rabattement sur les transports collectifs par covoiturage est encouragé, les autres mesures relatives à l’automobile présentent des effets pervers ».

Pour la FNAUT, le doublement de la prime à la conversion facilitera l’achat de voitures dites «propres», tandis que les autres dispositions adoptées ne peuvent qu’encourager l’usage de la voiture et l’allongement des distances domicile-travail. « Ces mesures ne s’attaquent ni à l’étalement urbain, générateur de trafic automobile, ni à la congestion des voiries, le principe du péage urbain étant abandonné », constate-t-elle. Elle regrette para ailleurs que la TVA sur les transports collectifs soit maintenue au taux de 10 % (alors que son abaissement à 5,5 % est autorisé par Bruxelles), et que rien ne soit vraiment engagé pour « un développement des transports publics réguliers, à un coût raisonnable pour la collectivité, dans les zones périurbaines et rurales... ». Enfin, elle regrette la poursuite des fermetures de lignes ferroviaires (Limoges-Angoulême par exemple) et la suppression de nouveaux arrêts, « ce qui incite de nombreux usagers à reprendre leur voiture ou les oblige à allonger leurs parcours en voiture ».

En conclusion, la FNAUT demande donc au gouvernement de revoir sa politique de mobilité.