• Michel Chlastacz

TET : les retombées franco-belges


La reprise des Trains d’Équilibre du Territoire Paris-Saint-Quentin-Maubeuge par la région des Hauts-de-France fait écho en Belgique. Le 16 novembre 2018, des nouvelles relations entre Val de Sambre et Wallonie ont été officiellement lancées par François Bellot, ministre belge de la Mobilité et Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.

Une première étape sera en service commercial le 9 décembre prochain avec, depuis Maubeuge, deux allers-retours quotidiens Maubeuge-Aulnoye-Aymeries (gare frontière franco-belge au nord de Maubeuge)-Mons, et Maubeuge-Charleroi-Namur.

Faute de matériels bi-courants ad-hoc disponibles côté SNCF, ce seront des rames AM 96 (25 kV/3 kV) de la SNCB qui assureront les liaisons vers Paris en correspondance avec les TER Hauts de France, avant l’arrivée de locomotives Siemens bi-courants série 18 de l’opérateur belge et de voitures grandes lignes.

Ces matériels assureront des trains directs de et vers Paris-Nord après avoir été « libérés » par la livraison à la SNCB des nouvelles rames à deux niveaux.

Ces relations Paris-Mons/Namur, autrefois assurées par des trains internationaux, avaient été reprises par TGV via Lille ou par Thalys via la « dorsale wallonne » (Bruxelles-Mons-Charleroi-Namur), avant d’être abandonnées en 2015. En dépit des correspondances, la relation Charleroi-Paris ne sera que d’un quart d’heure plus longue que via Bruxelles.