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  • Hubert Heulot

Pénurie de conducteurs : qui a des idées ?


Après une rentrée par endroits sans bus scolaires faute de conducteurs, le gouvernement cherche les bonnes idées. Les fédérations patronales de la route, dont la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), en assemblée générale à Lyon ce 18 octobre, en ont suggéré une dizaine à Elisabeth Borne, ministre des transports, et à Muriel Pénicaud, ministre du travail, en vue d’une sorte de plan d’urgence national, d’ici un mois ou deux. De son côté, la FNTV souhaite augmenter les salaires le 1er janvier, comme l’an dernier.

Les enchaînements tiennent toujours la corde

Parmi les idées soumises au gouvernement, il y a tout ce qui facilite l’accès à la profession de conducteurs. Avancer l’âge requis à 18 ans au lieu de 21. « Nous avons senti une petite ouverture du côté du gouvernement sur le sujet », indique Ingrid Mareschal, secrétaire générale de la FNTV.

Il y a aussi la réduction du délai d’obtention du titre professionnel, une fois décroché le permis de conduire. Justement, il est aussi question de faciliter la récupération des points du permis par le biais de la FCO (Formation continue obligatoire). Encourageant, le gouvernement est d’ores et déjà d’accord pour assurer de manière pérenne le financement des formations.

Est aussi évoquée, la possibilité d’imposer un certain nombre d’années de présence dans l’entreprise à un salarié formé par celle-ci. Mais juridiquement, c’est délicat. Le gouvernement demande que cette contrainte ait des contreparties : notamment que le salarié soit embauché en CDI.

Certaines propositions visent aussi à améliorer les conditions d’emploi des conducteurs dans les entreprises. Déjà proposée pour la loi mobilité (LOM), le décalage d’horaires entre établissements scolaires pour qu’un même car les desservent en une fois (les enchaînements) reste envisagé.