• Jean-François Belanger

Infrastructures : Laurent Wauquiez appelle à une mobilisation


Le 9 octobre dernier, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes avait rendez-vous avec la ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne. « Un rendez-vous apocalyptique », selon notre confrère du Progrès. Laurent Wauquiez devrait ainsi annoncer, ce lundi 15 octobre, en compagnie des représentants des milieux économiques régionaux, une mobilisation républicaine.

Après sa rencontre avec la ministre, Laurent Wauquiez a en effet déploré le manque de réponses de l'Etat sur plusieurs dossiers majeurs, en vue de la préparation de la loi de programmation des infrastructures, et en particulier sur les dossiers concernant sa région.

On ne parle plus, par exemple, du Paris Orléans-Clermont-Lyon depuis cet été. Mais, d’après le président de la région, c’est l’A45 Lyon-Saint-Etienne « que l’Etat s’apprête à tuer », en l’absence de toute autre proposition ou d’itinéraire de substitution ou d’amélioration de la ligne de chemin de fer… Pas de réponse non plus, sur le financement de 200 M€ pour sauver les petites lignes ferroviaires qui sont propriétés de l’Etat.

Par ailleurs, on se rappelle que, concernant le NFL (Nœud Ferroviaire Lyonnais), la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) avait été saisie par SNCF Réseau, dont son président convenait lors de sa venue à Lyon que « la situation n’était plus tenable ».

Or, la CNDP a décidé le 3 octobre de l’organisation d’un débat public, désignant pour le mener Jean-Claude Ruysschaert. Sur le long terme, « il aura pour but de constituer la commission et d’animer le débat public ». Autant dire que de réflexion en étude, et de consultation en contestation, le détricotage du NFL ne semble pas imminente…

Enfin, concernant les accès au tunnel transfrontalier Lyon-Turin, Laurent Wauquiez aurait compris que l’onne ferait pas les voies d’accès complémentaires à l’ouvrage. « C’est juste une absence de bon sens de construire un tunnel et pas les accès », a-t-il commenté. C’est pour cela que le président du conseil régional a annoncé son intention « de lancer une mobilisation républicaine dépassant les clivages et les partis politiques, avec les acteurs économiques », pour s’élever contre « l’abandon par l’Etat des infrastructures de la région Auvergne-Rhône-Alpes ».