• Pierre Cossard

Autopartage : Paris cherche modèle désespérément


La résiliation du contrat entre la mairie de Paris et Autolib’ aiguise les appétits. Renault, sur les rangs au même titre que PSA ou Ada, vient ainsi de présenté une offre de mobilité électrique pour la capitale, qui sera orpheline de son service d’autopartage à compter du 31 juillet prochain.

Le constructeur propose un service qui combine VTC et voitures en autopartage, tous électriques, déployés à partir de septembre prochain. L’objectif est ambitieux, puisqu’il s’agirait d’atteindre une flotte de 2000 véhicules d’ici à la fin 2019.

Selon Renault, les véhicules seront rechargés et nettoyés (un des points noirs du service Autolib’ selon ses détracteurs) pendant la nuit, et non tributaires d’un réseau de stations de recharge spécifique. Rappelons en effet que la capitale doit récupérer l’ensemble des stations ex-Bolloré, et les ouvrir à l’usage de tous les véhicules électriques, une fois leur reprogrammation terminée…

Pour finir, Renault, qui n’a toutefois communiqué aucune grille tarifaire à ce jour, proposera des offres de location pouvant aller jusqu’à 15 jours, notamment pour des véhicules utilitaires.

Le loueur Ada va pour sa part expérimenter dès la mi-juillet, dans les XIeet XIIearrondissements, une cinquantaine de voitures électriques et thermiques.

Quant à PSA, il faudra attendre la fin 2018 pour connaitre son offre d'autopartage, mais l’on sait déjà qu’elle concernerait un parc de 500 voitures électriques.

En attendant, la mairie de Paris vient d’annoncer qu’elle demandera aux futurs opérateurs de ces services une redevance annuelle de 300 à 500€ par véhicule. Une solution qui a le mérite de simplifier la vie des opérateurs en quête d’un nouveau modèle économique.


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