• Michel Chlastacz

Double finale sino-hongroise pour Budapest-Belgrade


Un consortium hungaro-chinois face à un consortium sino-hongrois. Une sorte de face-à-face où personne ne puisse ici vraiment perdre la face !

C’est le résultat de l’appel d’offres lancé il y a quelques mois par les gouvernements hongrois et serbe pour la création - d’ici 2023 - d’une ligne à grande vitesse entre Budapest et Belgrade (370 km).

Ou, plutôt, de sections parcourables à 200-220 km/h associées à la ligne existante, et pour un coût total de 1,65 Md€. Le projet totalise 335 km de lignes créées ou remise à niveau. Avec le doublement, la modernisation et la régénération de la voie de bout en bout comme des installations électriques et de la signalisation.

Dans cet ensemble, 166 km se situent en Hongrie, du sud de Budapest jusqu’à Kelebia, la gare frontière avec la Serbie, et plus de 200 km en Serbie. Des trente groupements participants au premier tour, seuls demeurent les deux curieux consortiums soutenus par la banque chinoise Exim !

Que le projet se réalise ou non, qu’il reste ou non dans les clous à la fois légalement - par rapport aux règles européennes - et économiquement - en coûts finaux réels -, cette situation pose question.

Comme si, règles intangibles de la « concurrence libre et non faussée » aidant, les marges géographiques et politiques de l’Europe puissent apparaître comme de véritables terrains vagues. Où, en quelque sorte, Bruxelles « laisse flotter les rubans »…